• Le Cerfeuil sauvage

    Le Cerfeuil sauvage – Antrhiscus caucalis.

    Une petite plante commune dans la frange littorale.

    Cette petite plante de la famille des APIACEAE affectionne particulièrement les sols riches en azote a pH plutôt basique. C’est pourquoi on la trouve souvent dans les terres sableuses de la presqu’ile Guérandaise enrichis en débris coquillers et riche en matière organique.

    Elle n’est pas rare non plus sur les talus argileux des marais salants et peut former de belles colonies presque uniformes, ponctuant de ses fleurs blanches minuscules (d’environ 1mm), le vert tendre ambiant de ces feuilles.

    L’identification des APIACEAE (grande famille de la carotte et de la ciguë) est souvent une tâche assez ardue. L’Antrhiscus caucalis se distingue par la petitesse de ces ombelles a 2 ou 3 rayons, glabre et ne portant des bractées, ovales, pointues et membraneuses qu’au niveau des ombellules le tout formant une involucelle bien observable à la loupe.

    Les feuilles, quant à elles sont légèrement velues sur les nervures et le bord du limbe mais jamais en face supérieure comme chez le genre Torilis.

    Bien que différentes espèces de Cerfeuils soient comestibles, et utilisées comme condimentaires, on évitera d’en consommer sans une identification très rigoureuse avec la confirmation d’un botaniste. En effet, les intoxications parfois mortelles ne sont pas rares faute de confusion avec une espèce voisine de la famille dangereuse des APIACEAE.

  • La Stellaire holostée

    La Stellaire holostée – Stellaria holostea, une plante printanière.

    Alors qu’un cortège de corolles commence à égayer les bords des chemins, les prairies, les haies et les sous-bois clair, la Stellaire se distingue par son raffinement délicat.

    Cette petite plante très commune, de la famille des CARYOPHYLLACEAE, dont fait également partis les œillets, possède 5 pétales profondément divisés de sorte qu’ils semblent être au nombre de 10.

    Ses feuilles opposées, allongées et pointues rappelles le genre Dianthus (Œillet), largement diffusé en jardinerie et décliné sous de nombreuses variétés ornementales.

    Elle peut former d’assez grandes colonies et recouvrir le sol à l’instar d’une espèce voisine que l’on trouve souvent aux abords des potagers au sol humifère : le Mouron des oiseaux – Stellaria media.

    Elle fût autrefois utilisée pour ses vertus rafraichissantes afin d’apaiser les symptômes de maladies infectieuses tel que l’anthrax.

    Enfin, les jeunes pousses et les fleurs sont comestibles et permettent d’agrémenter les salades de printemps avec un petit plus décoratif.

  • La Ficaire

    La Ficaire- Ficaraia ambiagua, une plante vernale.

    A la fin de l’hiver, alors que les arbres se préparent silencieusement à l’épanouissement de leurs feuilles trahi par le gonflement de leurs bourgeons, la ficaire se hâte de fleurir.

    Cette plante très commune, de la famille des RENONCULACEAE tapisse le sol de ses petites feuilles cordiformes et pare les sous-bois de sa dorure étoilée.

    En forêt, l’enjeu est de profiter au plus vite du redoux et de l’augmentation de la photopériode avant que le feuillage des arbres ne réduise considérablement l’ensoleillement du sol.

    Bien souvent les plantes vernales, comme le perce-neige ou le narcisse ne subsistent que sous forme de bulbe jusqu’à l’année suivante, étant privées de lumière par la canopée.

    Autrefois considérée comme ne constituant qu’une seule espèce (Ficaria verna), les études phylogénétiques ont permis de distinguer deux espèces. Pour certains botanistes il s’agit de deux sous-espèces. En Loire-Atlantique les deux sont présentes et bien difficiles à distinguer tant elles sont proches.